Rose, oh ma rose !

Bonjour à toutes et tous !

L’article du jour vient rompre la froideur de l’automne et trancher d’avec ce qu’il est d’usage de voir en cette saison. Je ne vous parlerais donc pas de feuilles mortes aux couleurs chatoyantes, ni de recette de soupe à la citrouille ou d’autres coloquintes typiques de cette saison, mais de roses.
Ces fleurs qui symbolisent le printemps, mais qui marquent aussi la fin de la belle saison. Des roses couvertes de la rosée matinale que nous avons vu Mr Chéri et moi en nous promenant assez tôt. Elles sont les dernières de la saison, les dernières de l’année, mais pas pour autant  les moins belles.

Ainsi, laissez votre regard et votre imagination, se perdre au milieu de ces merveilles éphémères :

Roses Séparateur

Offrez à votre esprit, le célèbre poème « Mignonne, allons voir si la rose » de Pierre de Ronsard à l’intention de sa bien-aimée, Cassandre Salviati.

« Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las! las! ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté. »

Pierre de Ronsard (1545)

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Saviez-vous que le rosier « Eden Rose 85 » également appelé « Pierre de Ronsard » a été créé en hommage à ce poème ? Enfaite, les fleurs de ce grand rosier ne sont pas parfumées et leur floraison s’effectue du mois d’avril au mois d’octobre.

Rose Pierre de Ronsard
Photo de roses Pierre de Ronsard, en provenance du site : http://rosesingardens.blogspot.fr/

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Terminons cet article par une citation sur les origines de la rose :

« Saint Basile dit qu’à la naissance du monde les roses étaient sans épines, et qu’elles eurent des pointes, à mesure que les hommes méprisèrent leur beauté. »

Antoine Furetière (1619-1688)

Kawaii Squirrel

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